DECOUVERTE

RAVEREAU

« André Ravéreau découvre la vallée du M’Zab en 1949 alors qu’il est encore étudiant en architecture à l’École des Beaux-Arts de Paris. La découverte des cités ibadites, dans leur immense dépouillement et leur grande fonctionnalité, lui fait alors prendre conscience de l’apport de  » cette architecture dans la définition de nouvelles pratiques ». Après l’obtention de son diplôme, il retourne en Algérie. Pour André Ravéreau , « les cités ibadites offrent l’exemple le plus achevé d’une adaptation aux contraintes du milieu, d’une architecture et d’un urbanisme respectueux de l’environnement ». Et pour une meilleure perception et approche du lieu, il décide d’installer en 1959 son « atelier du désert » qui verra se succéder « plusieurs générations de jeunes architectes venus confronter à cette gestion du territoire respectueuse des traditions culturelles et du contexte naturel ».

Lors de son séjour dans la région, l’architecte français ne veut pas tant reproduire les formes que s’intéresser « au lieu, à la culture, au climat pour mieux inscrire son projet d’architecture dans l’épaisseur d’une culture ». Et de loin, son travail sur la région reste le plus remarquable. C’est d’ailleurs, lui qui obtiendra la classification au Patrimoine mondial de l’Unesco la ville de Ghardaïa. Sa célèbre phrase résume l’essentiel de sa vision » : 

« Le M’zab c’est prestigieux sans intention de prestige » 

« Dans son ouvrage « Le M’zab, une leçon d’architecture » préfacé par Hassan Fathi, un autre grand défenseur de « l’esprit du lieu », A. Ravereau livre toute sa passion pour l’architecture et l’urbanisme mozabite. 

De même, dans  « André Ravéreau, l’atelier du désert », dirigé par Rémi Baudouï et Philippe Potié (éditions Parenthèses), plusieurs articles sur l’œuvre de cet architecte sont réunis. »

« Pour André Ravéreau : « L’architecture  n’est pas une recherche de forme pour l’œil. Elle est avant tout recherche d’accord maximal avec le climat, qui lui, est permanent et avec les conditions de vie qui, elles changent constamment. »   A. Ravéreau , in Technique et Architecture, n° 329, mars 1980. Il propose, bien avant  le concept de « développement  urbain durable » de « s’intéresser au lieu, aux traditions, au climat, pour inscrire le projet d’architecture dans l’épaisseur d’une culture, privilégiant l’enracinement dans le site ». »

RAVEREAU

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *